rivière Ngounié – GABON

Ouvrage hydroélectrique des chutes de l’Impératrice

Données Synthétiques du Projet

 

Maître d’ouvrage :
CODER GABON

Maître d’œuvre :
SEDEP

Type :
Centrale hydroélectrique basse chute au fil de l’eau, avec plan d’eau régulé par deux seuils
mobiles à clapets et un seuil libre type Craeger. Supression canal d’amenée.

Site :
Rivière Ngounié, à 5 km de la ville de Fougamou, Gabon


Débit moyen :
700 m3/s


Puissance installée :
5 x 24 MW (120 MW) extensible à 7 x 24 MW (168 MW)


Turbines :
Turbines Kaplan à axe horizontal
Débit turbiné 80 m3/s par turbine


Hauteur de chute :
24 m


Productible moyen annuel :
730 GWh (910 GWh après extension)


Injection de la production :
Ligne de transport 225 kV


Durée de travaux :
2 ans pour la tranche N°1


Date prévisionnelle de mise en service :
2ème semestre 2025

 

Le projet consiste à réaliser un aménagement hydroélectrique basse chute de moyenne puissance au niveau des Chutes de l’Impératrice sur la rivière Ngounié au Gabon, à environ 5 km en aval de la ville de Fougamou. Cet ouvrage au fil de l’eau est de conception très simple, sans barrage ni ouvrage souterrain. Le projet ne générera aucun déplacement de population en raison de l’absence de création de plan d’eau entraînant la submersion des terres.

L’aménagement est dimensionné pour accueillir 7 groupes de 24 MW de type Kaplan horizontaux, soit 168 MW installés, pour un productible en année moyenne de 910 GWh. La tranche 1 concerne l’installation des 5 premiers groupes pour une puissance installée totale de 120 MW et un productible de 730 GWh/an.

Les installations comprennent également un seuil libre et deux seuils vannés dont l’objet est de créer un plan d’eau de régulation en amont du canal d’amenée alimentant l’usine hydroélectrique.

La durée de construction des ouvrages est de deux ans à compter de la mise en place des financements.

Les technologies retenues pour les différents ouvrages et équipements sont largement éprouvées et maîtrisées depuis plusieurs décennies.

Les risques en termes de fiabilité de conception et les aléas de construction sont extrêmement faibles.

Les ouvrages seront conçus et réalisés conformément à la réglementation gabonaise, en particulier sur l’aspect environnemental.

A ce titre une étude d’impact détaillée est réalisée dans le cadre du présent avant-projet, dans le but de fournir aux concepteurs les contraintes environnementales liées au contexte, les impacts potentiels du projet et les dispositions et mesures compensatoires à mettre en œuvre.

Outre les bénéfices attendus en termes énergétiques et environnementaux, le projet générera des retombées économiques importantes au Gabon puisqu’une part importante du montant de l’investissement sera destinée au règlement des entreprises locales pour les travaux de terrassement, voirie, gros œuvre et génie civil.

L’énergie renouvelable produite à un coût nettement inférieur viendra en substitution de l’énergie actuellement produite par les centrales thermiques de Bifoun, Lambaréné, Fougamou, Mandji, Mouila et Tchibanga. Le reste de l’énergie sera évacué vers Libreville.

Ce projet permet l’électrification rurale des provinces du moyen Ogooué, de la Ngounié, et de la Nianga. 85 villages représentant plus de 12 000 habitants sont concernés en première phase.

GWh générés par an

Emplois générés par la construction

Villages raccordés en électricité

Impacts environnementaux

 

Le projet permettra de substituer chaque année 730 GWh pour la tranche 1 puis 910 GWh une fois les 7 turbines installées. Dans le cadre du projet seront réalisés différents accès à des zones initialement isolées par la création de pistes et routes.

La réalisation du canal et la construction de la centrale nécessitent également une modification du terrain naturel. Ces travaux consistent notamment à réaliser d’importants volumes de déblais et à effectuer des consolidations de talus.

Les effets les plus marquants seront présents principalement pendant la phase de construction. En phase d’exploitation les impacts seront inexistants puisque plus aucune modification ne sera effectuée, l’ensemble sera stabilisé et pour une grande partie re-végétalisé.

En exploitation, ces seuils qui serviront également d’ouvrages de franchissement n’auront aucun impact sur l’environnement puisque leur comportement est comparable à celui d’un pont. La modification du comportement hydraulique de la rivière dans la zone concernée a fait l’objet d’une étude approfondie.

Les principaux effets du projet sont d’une part l’ennoiement d’une zone limitée en amont des seuils et de la centrale à la cote +72 NGG initialement émergée, et d’autre part la modification de l’écoulement naturel du cours d’eau. Les modifications apportées par le projet restent modérées puisque le cours d’eau ne dépassera pas le lit majeur de la rivière. L’ouvrage est de type « au fil de l’eau », sans aucun stockage, et n’apporte aucune modification au niveau du débit de la rivière en amont ni en aval des installations.

En phase travaux, des batardages provisoires seront installés et permettront de travailler en zone sèche, notamment au niveau des deux bras de rivière où les seuils vannés seront installés. Ces bataradages ne constituent pas un impact majeur puisqu’ils génèrent une mise à sec de la zone qu’ils protègent mais ne modifient pas le comportement global de la rivière en aval : Aucun détournement du cours d’eau ne sera effectué.

Le débit de la rivière est largement excédentaire au regard du débit nécessaire à la production d’énergie envisagée, et permettra de conserverun débit important en aval des seuils. En aval du point de restitution au pied de la centrale, le débit demeurera inchangé. Quel que soit le débit de la rivière, un débit réservé sera conservé en aval des seuils.

Enfin, le projet s’attachera à maintenir les conditions de vie de la faune et de la flore aquatique, en particulier en prévoyant une possibilité d’échange et de passage entre l’amont et l’aval des installations : Une passe de type échelle à poisson sera conçue et réalisée par une entreprise spécialisée dans le domaine. Adapté à l’écosystème et aux conditions d’exploitation du site, cet ouvrage permettra notamment le passage des espèces aquatiques nécessitant la remontée ou la descente de la rivière dans leurs cycles de vie.

Impacts énergétiques

 

Ce projet représente le désenclavement électrique des agglomérations de toute la région : En effet, le programme global auquel se rattache le projet rendra possible le raccordement des différents réseaux actuellement non inter-connectés :
Fougamou, Sindara, Lambaréné, Mouila, Libreville. Ce réseau global permettra à terme de raccorder tout nouveau site de production hydroélectrique dont notamment celui de Sindara situé à 10 km en aval.

Il permettra l’alimentation du site de production et de traitement du niobium, mais aussi la possibilité d’alimenter de nouveaux sites consommateurs d’énergie comme les sites forestiers ou miniers.

Le désenclavement électrique de la zone se traduira par un développement socio-économique certain par de nouvelles activités qui pourront bénéficier d’une énergie à coût concurrentiel. Ce désenclavement énergétique constitue la première étape du développement de cette région.

Impacts socio-économiques

 

La construction des ouvrages générera la création de 500 emplois à temps plein sur une durée de de trois années (400 000 hommes/jours au total).

D’autre part, à la mise en service, ce seront 30 emplois à plein temps créés pour exploiter la centrale hydroélectrique et la ligne de transport THT.Simultanément au désenclavement électrique, les ouvrages de franchissement de la rivière permettront également de désenclaver la rive droite de la Ngounié à Fougamou.

L’impact du projet est double : Il génère des retombées directes en termes d’activité dans le secteur du BTP lors de la construction, et il amorce un développement de la zone de Fougamou par un désenclavement de cette ville.

L’impact du projet est double : Il génère des retombées directes en termes d’activité dans le secteur du BTP lors de la construction, et il amorce un développement de la zone de Fougamou par un désenclavement de cette ville.